× Compagnie l’Arlequin Inverti E. × Une troupe mobile qui s’attaque à des sujets «durs» et à des faits de société traditionnellement laissés de côté, sous des formes audacieuses, voire risquées. Elodie Brun, Vincent Decaux et Nicolas Mouton-Bareil se sont rencontrés en 1996 alors qu’ils suivaient les Cours Florent à Paris. En 1999 Nicolas retourne à Montpellier. Deux ans plus tard il demande à Elodie de venir l’aider dans la création de Chemins au Milieu du Désastre. L’Arlequin Inverti E. était née. Vincent descendra régulièrement, les années suivantes, prêter son corps et sa voix aux créations de la compagnie. Florent Rousset rejoint le trio le temps de créer X-Utero. Elodie, Vincent et Nicolas ont en commun un goût pour l’écriture, la création et les textes issus du théâtre contemporain. En créant l’Arlequin Inverti E. ils se tournent vers la mise en scène de spectacles conçus par eux mêmes. × L’intime comme axe principal. A l’heure où notre société survalorise le «moi» et paradoxalement, ne parle jamais du «nous» , au moment où la «littérature du Je» connaît un développement sans précédent, il devenait incontournable de glisser de l’écrit vers la mise en espace de ce courant artistique et de lui donner vie sur scène. Un travail commencé avec Chemins au milieu du désastre où l’on met à plat le mécanisme des dernières heures d’un homme, avec tout ce que cela implique pour son entourage… Pendant les répétitions de cette pièce, ce qui pouvait être perçu comme un déballage d’ego a été dépassé pour toucher à l’intime, pour arriver à un jeu de scène sincère «qui lie étroitement par ce qu’il y a de plus profond», comme le Petit Robert définit le terme intime. Par la suite, le texte de Lesbia project a été écrit d’après la vie de la comédienne. Le «Théâtre du Nous» de la compagnie transite également par la relation qu’ont les comédienNEs avec le public. Ces deux derniers spectacles avaient pour vocation de s’adresser directement au public. Certaines scènes transformaient le spectateur en voyeur. × Des considérations sans intention(s). 2005 a été l’année de la création de Déballage ou, comment «débarrasser» le spectacle des attributs principaux du théâtre classique (intrigue, personnage, psychologie, décor), pour se concentrer sur la parole intime. Les deux comédienNEs lançaient au public un enchaînement de phrases nettes, sans intention particulière sur leurS intimitéS. Des phrases tantôt drôles, tantôt sérieuses ou pathétiques. Autant de réflexions sur l’intime débouchant parfois sur des considérations plus générales relatives aux homosexuelLEs d’aujourd’hui. Cette année nous revenons vers un théâtre mêlant le classicisme d’un monologue à la fantaisie du jeu déguisé.
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